Avant d’être une installation professionnelle, le Maroc est dans le récit de Mohssin Gunnouni une présence familiale. Il grandit, selon ce témoignage, à Nogent-sur-Oise, avec un quotidien français et des liens nourris par les voyages et les conversations autour du pays. Son départ vers Casablanca s’inscrit dans cette durée.
Deux pays, des expériences différentes
Le récit ne décrit pas une enfance vécue alternativement dans deux lieux équivalents. Nogent-sur-Oise est l’espace des amis, du football et des habitudes. Le Maroc est d’abord celui des séjours, des origines familiales et de souvenirs transmis. Ces expériences se complètent sans se confondre.
Casablanca finit par se détacher de cet ensemble. Mohssin raconte être attiré par son agitation et par la diversité des activités qu’il aperçoit. Adolescent, il envisage d’y vivre avant même de savoir ce qu’il y ferait professionnellement.
Transformer une intention en décision
Pendant plusieurs années, les voyages lui permettent d’observer des transformations urbaines. Mais ils entretiennent aussi une distance : il revient, regarde puis repart. Il explique avoir compris qu’il lui faudrait être présent pour construire ses propres relations de travail.
L’installation ne signifie pas que toutes ses questions sont résolues. Il raconte partir avec des pistes immobilières et accepter une part d’incertitude. Le choix d’un pays ne vaut pas encore connaissance d’un marché.
Passer du séjour au quotidien
Le changement décisif se lit dans les tâches ordinaires. Les rendez-vous, les démarches et les délais occupent désormais ses journées. Ce qu’un visiteur pouvait laisser de côté devient une responsabilité personnelle.
Cette trajectoire est celle qu’il raconte, et non une règle applicable à tous les parcours entre France et Maroc. Elle montre comment l’attachement à un lieu peut précéder, puis être transformé par, l’expérience de s’y établir. Le récit ne précise pas la date de cette installation ; nous ne lui en attribuons pas une.
Le portrait complet de Mohssin Gunnouni ↗
Une ville imaginée, puis fréquentée autrement
Les premières images de Casablanca qu’il retient sont celles d’une ville en mouvement : les taxis, les commerces, les chantiers et la Corniche. Cette mémoire visuelle explique une attirance sans lui donner d’emblée un contenu professionnel. Dans les échanges qu’il rapporte avec son entourage, dire qu’il veut entreprendre ne suffit d’ailleurs pas à préciser ce qu’il compte faire. Le choix d’une destination est déjà ferme lorsque le projet d’activité demeure ouvert.
Sur place, le temps ne s’organise plus autour d’un séjour. Il faut suivre les rendez-vous, comprendre les interlocuteurs et relancer les démarches. Mohssin raconte découvrir une différence entre connaître un pays par ses attaches et savoir y conduire un projet au quotidien. Cette étape ne rompt pas son lien affectif avec Casablanca ; elle le confronte à des responsabilités nouvelles. Le parcours qu’il décrit garde ainsi deux dimensions : l’envie ancienne d’habiter cette ville et l’apprentissage concret des conditions dans lesquelles il peut y travailler.
Source et portée de ce récit
Cet article restitue les éléments du récit personnel de Mohssin Gunnouni transmis à la rédaction, présentés comme vécus lors de leur transmission. Passages utilisés : Nogent-sur-Oise ; liens familiaux au Maroc ; intention adolescente ; décision de départ et premiers mois. Les souvenirs, scènes et appréciations restent attribués à leur auteur ; aucune vérification indépendante des opérations racontées n’est revendiquée. Les photographies sont des illustrations.