Yabiladi présente Amine Kassid comme un créateur franco-marocain qui fait de la découverte du patrimoine français son terrain de récit.
La curiosité comme point de rencontre
Entrer dans un monument ne demande pas d’avoir hérité de toutes les références qui l’entourent. On peut commencer par une image, une question ou une histoire entendue ailleurs. Cette première rencontre laisse ensuite la possibilité d’apprendre et de construire une relation personnelle au lieu.
Trait d’Union choisit cet angle pour parler d’Amine le Conquérant. Un parcours entre plusieurs références culturelles n’a pas à être résumé à une opposition entre elles. Il peut aussi se raconter par les sujets que l’on choisit d’explorer et de partager.
Notre lecture porte sur cette liberté de curiosité. Elle ne transforme pas le créateur en représentant de toutes les personnes franco-marocaines et ne lui attribue pas une doctrine qu’il n’aurait pas formulée. Son travail constitue un exemple individuel, avec sa voix et ses choix.
La transmission devient alors une invitation. Donner des repères permet à quelqu’un d’entrer dans une conversation dont il se croyait éloigné. Le patrimoine trouve une nouvelle place lorsque des publics différents peuvent s’y intéresser sans devoir justifier au préalable leur droit de poser des questions.